Danseurs de Paris
 

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PAGE   "DANSEURS DE PARIS"

actualisée le 29 septembre 2010

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I - TRES BONS DANSEURS ET GRANDS DANSEURS DE PARIS
POSSIBILITE D'UN "AUTRE" TYPE DE COMPAGNIE?

actualisé le dimanche 12 mars 2006

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CERTAINS DES "MEILLEURS" DANSEURS DE PARIS

J'espère que tout le monde se rend bien compte de la chance que l'on a d'avoir à Paris des danseurs de top niveau tels que Mariano "Chicho" Frumboli (qui danse avec Eugenia Parrilla, sa partenaire),

ainsi que Sebastian Arce et Mariana Montes.

Mariano "Chicho" Frumboli qui a pris le relais et flambeau de Pablo Veron à Paris depuis quelques années.
Et qui danse depuis 1 ou 2 an de plus en plus régulièrement (cad quasiment tous les soirs) dans toutes les milongas de Paris.

Entraînant dans son sillage toute une nouvelle génération de danseurs (et de danseuses, qu'il invite de plus en plus régulièrement).

Le véritable esprit milonguero en somme.

Ainsi

- après la génération issue de Pablo Veron, d'âge tango 8, 9, 10 ans, Pablo Veron qui a inspiré (à Paris et dans le monde entier) toute une génération de danseurs et professeurs,

- on assiste depuis 5,6 ans à l'éclosion de la génération "Chicho", cette génération n'ayant par contre pas du tout connu Pablo Veron (et Gustavo Naveira). Une toute autre génération en somme.

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Mariano "Chicho" Frumboli (et sa partenaire Eugenia Parilla),

Sebastian Arce et Mariana Montes,

qui dansaient tous 3 depuis 2, 3 ans, chaque année et de concert dans le Festival Mephisto.

Qui dansent dans la compagnie de danse (formelle ou informelle je ne sais pas) créée par Sebastian Arce, "All That Tango Company" (pour la petite histoire, c'est un nom que j'avais trouvé il y a quelques années, et que je trouve donc logiquement ... très bien.
Et je trouve donc très bien qu'il ait été repris pour être exploité à ce niveau de performance.

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LES TOP DANSEURS DE PARIS, MARIANO "CHICHO" FRUMBOLI, SEBASTIAN ARCE, MARIANA MONTES ...

... auxquels je me permettrai donc d'ajouter pour ma part ORLANDO "COCO" DIAS, (encore) moins connu des jeunes générations (que Pablo Veron, mais qui est toujour sbasé sur Paris par contre), mais qui allie (en démonstration) technique traditionnelle, vitesse détonante et virtuosité parfois époustouflante (pour que je dise quelque chose comme çà...),

qui danse également et sans doute de mieux en mieux en bal depuis 2, 3 ans (si je peux me permettre, mais c'est aussi sans doute du au travail qu'il peut de nouveau faire depuis qu'il a sa nouvelle partenaire et compagne Delphine Robin),

et qui possède aussi (et surtout?) un véritable tempérament de ... véritable danseur (il danse aussi très très bien rock (étincelant), salsa (avec son swing à lui) ainsi que chacarera!, jongle aussi avec les boules argentines, et peut-être d'autres choses encore...).

Un danseur véritablement polyvalent parce que véritablement "dansant" comme je les aime en quelque sorte.

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ON PEUT EGALEMENT NOTER DANS LES EXCELLENTS DANSEURS DE PARIS, CHRISTOPHE LAMBERT,

sans aucun doute le meilleur danseur-professeur-formateur sur la durée depuis des années sur Paris,

excellent en démonstration quand il dansait dans la compagnie de Catherine Berbessou et Federico Moreno Rodriguez avec sa partenaire Bernie Doneux.

Je préférais d'ailleurs la manière dont il dansait en spectacle, exploitant véritablement son potentiel technique et sa stature, ainsi que sa présence sur scène, mais de manière plus musicale, intérieure, émotionnelle, également plus épurée mais plus forte, qu'en bal ou en milonga par exemple.

(mais un danseur configuration spectacle et configuration milonga, ce ne sera jamais (et définitivement jamais) la même chose).

Il a dansé par exemple dans les spectacles "A Fuego Lento" et "Vals", mais ne danse plus en compagnie et en spectacle depuis plusieurs années (à ma connaissance), ce que je trouve, à titre personnel, un peu dommage!

Il a été mon dernier professeur régulier sur Paris, ce qui situe sans doute bien les choses à un niveau technique.
Même si je n'étais personnellement pas forcément d'accord sur certaines "options pédagogiques et techniques quelque peu exclusives" (sourire)...

Même si je n'étais personnellement pas forcément d'accord sur certaines "options pédagogiques et techniques quelque peu exclusives" (sourire), qui, à ce qu’on m’a dit cependant, s sont élargies et ont évolué depuis.

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UNE COMPAGNIE "ALL THAT TANGO COMPANY" AINSI QU'UN TANGO PARISIEN EN PLEIN ESSOR? (en 2005-2006)

Notons que la compagnie "All That Tango Company", menée par Sebastian, Mariana et Chicho (avec Eugenia Parilla), s'est adjointe également depuis 1 ou 2 ans, Céline Ruiz et son partenaire Damian Rosenthal.
Et semblerait avoir intégré ces derniers temps Yannick Suarez et sa partenaire Kaena? En fait non.

Permettant ainsi d'élargir le potentiel de la compagnie ainsi que celui du tango à Paris, permettant à ces nouvelles générations de danseurs de travailler dans la durée et l'intensité (5-6 heures/jour!, un véritable travail de danseur en somme), un travail de formation intense vraisemblablement mené conjointement par Sebastian, Mariana (et Chicho?) qui joueraient ainsi pleinement leur rôle de locomotives à Paris.

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UN AUTRE TYPE DE COMPAGNIE A CREER?

D'une manière générale, tous les très bons danseurs à potentiel et ... relativement disponibles (cad ne travaillant pas dans la journée (sourire)) pourraient avoir l'opportunité être intégrés et venir renforcer à terme le potentiel de cette compagnie ou … d'une autre compagnie parisienne (qui pourrait être créée à l'occasion) qui pourrait ainsi être (re)baptisée (sourire) "All That Paris Tango Company".

Parmi les très bons danseurs de Paris, cad qui sortent du lot chaque année parmi les nouveaux danseurs (1 ou 2, voire 3, chaque année au plus, qui sont en général relativement systématiquement les meilleurs élèves de chacun des cours dans lesquels ils passent...

... qui ont évidemment ce petit quelque chose en plus par rapport à "leurs camarades de promotion", qui sont doués, prennent des cours (pour acquérir le bagage technique de base et traditionnel indispensable), apprennent très vite, chopent les choses souvent d’un seul coup d’œil, maîtrisent à la fois la technique et la musicalité (certains l'oublient parfois), mais qui également sont créatifs et parfois critiqués pour l'être (souvent très bon signe, celui en fait qui différencie le bon danseur qui récite ses gammes du très bon qui improvise, invente et crée à son usage personnel),

qui travaillent leur tango ("le don ou le talent sans travail n'étant qu'une mauvaise habitude" selon Jean-Jacques Rousseau qui avait bien raison), tant traditionnellement en retournant aux sources du mouvement et de la tradition, qu’en creusant sans relâche dans les tendances ou inclinations de leur créativité et inventivité,

qui, pour certains, écoutent de la musique, beaucoup de musique, en bouffent, l'étudient sous tous ses angles, dansent en milonga, beaucoup, "bouffent" du bal, de la milonga,

ont à la fois, le tout nettement au-dessus de la moyenne, potentiel physique, capacités de coordination, capacités techniques, musicales (en tant que musiciens, DJs ou simples mais attentifs mélomanes) et bien entendu capacités chorégraphiques et scéniques...), ainsi que les motivations et capacités de travail qui vont avec bien entendu.

Sachant que comme les effectifs dansants augmentent régulièrement chaque année (avec plus de jeunes danseurs quantitativement et proportionnellement qu'il y a quelques années), et que la qualité de l’enseignement monte également régulièrement depuis quelques années, le nombre de très bons danseurs susceptibles de sortir chaque année est susceptible également d’augmente sensiblement.

LA GENERATION 8 - 9 - 10 ans

Elle pourrait par exemple inclure (j'essaie de parler en toute objectivité, sans prétendre être totalement exhaustif (pas le temps pour l'instant), et je précise que je parle plus en termes de potentiel de danseur, parfois pas encore totalement accompli et donc encore à travailler (et n'ayant jamais travaillé mon tango, et n'ayant jamais eu de partenaire, je serais donc le premier concerné (sourire))), je parle également absolument sans aucun esprit d’exclusion, de comparaison ni de hiérarchisation (de grâce, ne me faites pas ce procès!).

Et l’idée n’est pas non plus de faire une élite (de toute manière, les meilleurs resteront les meilleurs (sourire)) mais bien plus sûrement d’exploiter les potentiels et de tirer le niveau vers le haut.

Vincent (Morelle), Damian, Yannick, Pablo, Thierry, Ihmed, Sadek (un très bon danseur, quand ... il danse), Mazen, Nicolas, Sylvain, Jean-Philippe, Vincent P., Vincent, entre autres, et me permettrai-je de m'inclure à cette liste?, sachant que je n’ai jamais travaillé mon tango autrement qu’en dansant, et jamais eu de partenaire, c’est à vous de voir... (sourire)

(chez les femmes, Eugenia, Céline, Judith, Sylvina, Moira, Victoria, Claudia, Véronique, Maria, Marie, Michelle, Cécile, Eliane, Leah, entre autres...),

dans la génération en-dessous, des 4-5-6-7 ans et peut-être encore en-dessous, à potentiel relativement immédiat ou encore à pas mal travailler pour compléter le bagage ou "lisser certains défauts de jeunesse", des danseurs comme Jean-Paul, Manfred, Peter, Patrice, Stéphane, Bruno, Nigell, Vincent... (pour ceux à qui je pense (il y en a dont je ne connais pas les noms) et entre autres)…

Pour les "jeunes danseuses", sachant qu’on peut former une très bonne danseuse de tango relativement rapidement, que les potentiels sont là, prêts à exploiter, sensiblement plus rapidement (en 1 ou 2 ans, une danseuse à potentiel, motivée et qui bosse peut déjà assurer à un très bon niveau, sachant que si le formateur est bon, et si la danseuse travaille, çà peut même aller encore plus vite, 6 mois…), vous prenez les bonnes danseuses qui se débrouillent déjà bien (1, 2, 3, 4 ans), et il y en a, y compris dans la génération 1, 2 ans de tango, vous les faites travailler et le niveau est là…

Attention cependant: les travers et les lacunes souvent présents chez ces jeunes danseuses, sont quasiment toujours les mêmes.

Elles ont appris la grande technique (cours fantasia, cours avec Chicho, grandes figures), mais pas la petite technique, le milonguero (pour danser sur le tango traditionnel) manquent encore souvent de finesse, de subtilité, d'émotion, de sensibilité, et maîtrisent encore mal les subtilités, variations, changements de rythme.

Encore pas totalement complètement formées (au sens où je l'entends, qui permet de TOUT faire, dans TOUS LES REGISTRES), ce sont donc très souvent des potentiels (réels) à finir de développer et surtout d'affiner donc.

C'est d'ailleurs en bonne partie pour çà que je ne cite pas (encore?) de nom. Sinon ... le melon (sourire)?

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LA CATEGORIE PLUS RARE DES TRES BONS DANSEURS/DJs

Dans la catégorie mixte des très bons DANSEURS ET DJs de Paris (qui ont a priori (et de fait) une très bonne musicalité dans la danse

(parce que, entre autres, être DJ oblige, sur la durée, à développer son oreille, connaître les orchestres, les chanteurs, les morceaux, les époques, la culture musicale tango, à chercher les bons morceaux, à s’interroger sur la programmation, les séries, le rythme, l’alternance, l’énergie, l’émotion, la sensibilité (toutes notions qu'on prend en compte dans la danse), à sentir une atmosphère pour mieux faire danser les gens ou les faire se sentir mieux…),

çà se réduit forcément.

On peut compter à Paris, toujours Vincent (bonne connaissance musicale, qui a des trucs seulement à lui, on sent aussi l'influence ou l'ouverture belgo-hollandaise), Nicolas (classicisme et connaissance pointue, varie de plus en plus vers les orchestres plus modernes (mais pas encore electro (sourire))), Claudia (alternance des rythmes et des époques, "swing musical", trouvailles musicales, Piazzolliennes), Judith (sensibilité, finesse, c'est simple, les morceaux que je préfère et qui ne passent quasiment jamais dans les milongas (les miens exceptés), c'est elle que j'entends les mettre), Sebastian (éclectique, électro, variations, énergie, très bien ... quand il ne mixe pas les débuts et fins de tango (ce qui personnellement, m'horripile carrément)), Matias (Métallos et Opus Café, allie à la fois classicisme des années 40 et recherche dans les formes musicales nouvelles (électro tango), le seul à savoir mixer (et surprennnament bien) des tangos classiques et des rythmes autres (rap, new jack...)), y otros… ?.

Et ... vous m'incluez ou pas. Mais, pour ceux qui n’auraient pas d’opinion, quand vous saurez que je passe sur les Quais de Seine depuis 3, 4 ans 80, 90% de ce qui passe dans les meilleures milongas de Paris (quand çà ne vient pas carrément de chez moi (et réciproquement heureusement parfois), et qu'après, il y a ce qu'on appelle la programmation, ce qu'à mon avis, je sais faire aussi (sourire), et vous aurez a priori fait votre opinion à ce propos.

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NOTA : J'ai pu oublier (a priori pas intentionnellement) certaines personnes, dans ces "nouvelles" générations.
Qu'ils (ou elles) ne s'en formalisent surtout pas (il faudrait que je regarde la liste des profs de Paris et des responsables de milongas), ce rédactionnel ne prétend pas être exhaustif, et encore moins à visée polémique, ne me faites surtout pas ce procès (sourire).

J’ai plus voulu illustrer ce que je disais en listant dans un rapide premier jet (puis un second) les danseurs à bon ou gros potentiel présents à Paris qui me venaient à l’idée, afin de proposer (c’est l’idée qui est importante) de les inclure éventuellement à terme dans un grand projet de tango argentin à Paris regroupant tous les talents de Paris, ainsi que recourant à toutes les bonnes volontés, talents, contacts, relations de chacun.

Projet qui pourrait être éminemment constructif, intéressant, synergique, sympathique et énergisant pour tout le monde à Paris, plutôt que chacun continue à faire ses choses dans son coin, et plutôt (c’est un exemple) que de faire venir des danseurs d’Argentine ou d’ailleurs dans les Festivals à Paris.

En bref et pour l'instant, il y a du potentiel et déjà un très bon matériau humain à Paris pour faire une grande compagnie parisienne, il reste juste à éventuellement essayer de mettre les choses en place, à le faire fructifier et à l'exploiter, bien entendu également et essentiellement après à bosser beaucoup pour vraiment assurer... Parce qu’on n’a rien sans rien.

Mais un spectacle ou Festival de Tango de Paris (ou parisien) avec tous les très bons danseurs de Paris (français, étrangers ou argentins, mais habitant à Paris) qui auraient bossé pendant des semaines ou des mois pour l'occasion, à la fois ce serait sympa, çà aurait de la gueule, et çà créerait une dynamique constructive, sympathique et intéressante, énergisante, qui permettrait aussi d’utiliser les bonnes volontés, contacts et relations des professionnels du domaine et des danseurs ayant un autre travail parfois très prenant (mais avec des ouvertures potentielles ou des carnets d’adresses parfois très intéressants), cela créerait des liens, des synergies entre danseurs, des contacts avec les institutionnels tout à fait intéressants ... en bref, çà pourrait vraiment être très intéressant.

Non? (grand sourire).

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Il resterait à bosser (pas de problème pour les motivés), à beaucoup bosser...

Pas forcément en travaillant seulement la GRANDE TECHNIQUE, avec tours, enroulés, sacadas, ganchos et boleos, volcadas ... dans tous les sens, ou encore sauts et portés…

... mais aussi la "PETITE TECHNIQUE", ciselée, avec équilibres, petits pas, musicalité, rythmique, mélodique, inflexions, variations, style et expressions personnel, véritable style milonguero (la femme contre soi et avec soi), les styles que j'appelle "intermédiaires", un véritable travail en profondeur sur tous les styles de danse et de musique qui déboucherait sur un spectacle de qualité à la hauteur du potentiel qu’il y a (selon moi) à Paris...

NOTA BENE: Article encore destiné à évoluer (fond et forme).

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II - ATTENTION A LA DERIVE PARISIENNE ACTUELLE

actualisé le jeudi 16 février 2006

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Travailler dans toutes les directions et évidemment répercuter çà au niveau parisien,

sinon, on va voir de plus en plus ce qu'on voit actuellement un peut trop à mon goût à Paris, cad des gens qui remuent plus qu'ils ne bougent ou dansent, "dansent en bal" (si l'on peut dire tant c'est IMPERSONNEL et peu créatif (SI ENCORE C'ETAIT CREATIF))

en "faisant péter" des figures ou enchaînements dans tous les sens, quand il faudrait danser milonguero, intérieurement ou inversement, quand il faudrait bien davantage écouter voire épouser la musique, danser avec la femme, qui "dansent" sans tenir compte de l'esprit du tango (ni même, pour certains, le connaître sans doute)

(d'ailleurs, si on stoppait la musique et si on leur demandait, à nos zombies dansants, si on leur posait la question (« ce qu'est le tango ») à cet instant précis, on serait sans doute surpris de la vacuité des réponses ainsi suscitées),

sans simplement MARCHER, sentir le pas, RESSENTIR les choses, écouter ou tenir compte de la musique (pourtant, la base rythmique et mélodique de leur évolution), tenir compte et exploiter l'espace qui leur est dévolu (plus parfois de l’ordre de la gestion du chaos, d’un chaos qui en est ou devient parfois meurtrier!), et souvent également de ... leur partenaire et danseuse.

Et ce n'est vraiment pas mettre en valeur le tango que le danser d'une manière zombifiée, mécanique, "abrutissante" comme çà (c’est à s'en gratter la tête parfois, et çà me laisse alors clairement dubitatif).

Le tango argentin, à mon sens, ce n'est pas vraiment çà! La danse étant art du mouvement plus qu’un exutoire (par exemple) me semble-t-il.

 
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III - AINSI, DANS LA LIGNEE DE CE CONSTAT, UN EX-GRAND DANSEUR DE PARIS, MARIANO "CHICHO" FRUMBOLI NOUS PARLE

mis en ligne le 26 février 2010

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INTERVIEW DE MARIANO "CHICHO" FRUMBOLI

par MILENA PLEBS - DANS "El TANGAUTA" (2009)

RETRANSCRIPTION ET TRADUCTION en français sur le site de MEPHISTO TANGO

http://www.premiumwanadoo.com/mephisto-tango/int-chicho-tangauta.html

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TRES HONNETEMENT?

Et bien... à lire absolument! (sourire)

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QUELQUES PETITS COMMENTAIRES PERSO ADDITIONNELS CEPENDANT...


UNE INTERVIEW DE CHICHO TRES TRES INTERESSANTE

Merci à MEPHISTO TANGO pour la traduction et la mise en ligne (sur leur site donc), ainsi qu'à sa contribution à la réflexion de tous les danseurs (et professeurs) sur le tango à Paris et ailleurs...

- la partie autocritique est saisissante, non pcqu'elle est en soi surprenante, mais en termes d'authenticité, de sincérité ainsi que de repentir qui va même un peu trop loin (sourire)
- il a tellement apporté, et avec quelle ferveur, bouillonnement, générosité créatrice, à toute une génération de danseurs
- déjà musicalement, c'est le seul prof qui m'ait donné (dans un stage il y a 10 ans) des billes (même élémentaires) au niveau de la musique et de la musicalité
- je me rappelle aussi avoir été frappé de ne jamais l'avoir vu danser milonguero à Paris pendant 3-4 ans, et m'en être étonné, jusqu'au jour où je l'ai vu danser milonguero, son milonguero était absolument infernal(=super), arrondi, rythmé, tout en intériorité, intiimité...... Afficher davantage
- mais je me souviens aussi l'avoir vu regarder les gens danser dans une milonga à Paris et avoir dit en substance "mais qu'est-ce que j'ai fait?"
- perso, je sentais venir son retour aux sources depuis 3-4 ans ...(j'aurais une anecdote perso à ce titre), surtout depuis qu'il avait commencé à danser avec Juana
- et son décodage sur 40 ans est d'autant plus précieux qu'il intègre toutes les tendances et générations, sans opposition ni règlement de compte aucun, en humaniste presque (sourire)
- pour les chorégraphies semi-improvisées (ou semi-préparées), rien à dire, pas de surprise, c'est une recette que je comprends d'autant plus que ... ceci étant dit, les chorégraphies fixées (qui exigent beaucoup de travail) ont aussi de gros avantages, c'est un tout autre type de travail en fait
- pour la musique, la musicalité et la réelle compréhension de la phrase et/ou structure musicale, ainsi que de ce qu'elle véhicule en termes d'émotion, oui, oui, définitivement oui, la musique peut tout irriguer, peut donner sa forme à la danse, dicter ses formes, déplacements, moyens d'expression, il faut par contre (évidemment) s'être libéré de la technique ainsi que de ses automatismes en termes de danse...
- ce qui veut dire aussi pour chaque musique, chaque tango, danser un style de danse complètement approprié au style de musique, à ses variations même à l'intérieur d'un simple tango
- pour le côté peaufiner jusqu'à la perfection, de la sensation, du mouvement, idem, on peut chercher dans toutes les directions, et quelque part, "pratiquer un peu une espèce de fuite en avant en se réfugiant dans la surenchère", ou alors chercher dans un seule direction, à l'infini, vers la perfection du simple mouvement, vers l'essence...
- pour le côté respect, voire le respect des anciens (mais pas trop, sinon, cela devient effectivement insupportable), idem...
- parce que le respect et la tolérance çà va et çà doit aller dans les 2 sens, les anciens contre les modernes, et vice-versa, sans compréhension, ouverture ni tolérance de l'autre et de sa perception souvent simplement complémentaire de la danse, ce n'est évidemment définitivement pas la bonne solution...
- sinon, il n'y a pas assez de cours milongueros à Paris, où l'on peaufine justement jusqu'à l'infini des détails qualitatifs extrêmes, des sensations, infimes transferts de poids, pivots, rotations... où l'on va chercher, traquer la forme intrinsèque, intime, "parfaite" du mouvement et de la danse, celle qui maintient et restaure la véritable émotion, "la présence de l'être fondamentalement dansant"..., où l'on va chercher la bonne marche, le bon pas, la bonne sensation, la connexuion avec le cosmos, l'infini ainsi que simplement avec soi-même, tous éléments qui vont favoriser l'éclosion de l'émotion vraie, intime, indicible presque...
- quant à "l'indescriptible saveur" dégagée par une simple danse bourrée d'émotion de nos chers vieux milongueros, il ne faut pas se leurrer non plus, çà vient avec la recherche intime, l'expérience, des années de polissage de la moindre forme, retranscription musicale...
- parce que les 40 ans d'expérience dont parle Chicho avec tant d'émotion, et qui se sentent dans un simple abrazo-enlacement, ben, il a fallu 40 ans pour les mettre en forme, en valeur...
- sinon, j'aime vraiment beaucoup la conclusion
Milena : "Ce que l’on voit encore ce sont des pas, et pas une expression fluide".
Chicho : "Je pense qu’il faut laisser le temps au temps..."

- Merci MILENA et CHICHO pour ces concentrés d'essentiel...

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IV - UN (GRAND) DANSEUR (Pablo VERON)

A PARIS

actualisé le jeudi 9 février 2006

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Pablo VERON, l'un des meilleurs danseurs de la planète Tango, et le grand novateur et initiateur du Tango Nuevo
(et le danseur de La Lecon de Tango, a voir en DVD ou vidéo donc)


avec Gustavo NAVEIRA, était il y a 2 ans de passage à Paris (en février 2006).

Il etait un dimanche 29 janvier à Bahia Blanca (show!), je comptais un peu le voir de nouveau dans la semaine qui a suivi (il n'est pas venu danser de toute la semaine (apparemment), dommage!), il est revenu un vendredi soir au Latina,

C'est pour moi et tout un tas de danseurs de ma generation LE danseur de tango argentin.
Avec son alter tango en termes de création et surtout d'improvisation Gustavo Naveira ("un rêve qui danse").

De son surnom "El Puma", un danseur félin, fluide, avec une gestuelle et une allure tout a fait à part, bien évidemment hors norme, d'excepton même.

Il fait un pas et c'est simplement beau. Quand il s'en donne la peine, cad quand il ne danse pas avec baskets, pantalon sans forme et ... chewing-gum à mastiquer.

C'est le genre de danseur que vous regardez, qui vous inspire à tel point que quand vous allez danser un peu après, vous dansez simplement mieux, avec un gros supplément d'inspiration en plus.

Il est de plus le danseur avec lequel toute une génération de danseurs (et professeurs, y compris de l'époque et encore maintenant) a eu la chance de grandir (dans le tango) il y a quelques annees a Paris, en ayant la chance de le voir danser 1, 2 ou 3 fois/semaine.

Nous le croisions ainsi relativement régulièrement certaines fins de semaine au Balajo le dimanche soir, et après le Balajo, c'était à l'occasion un petit tour dans un bar à Bastille (le Bastille, maintenant très ... cher), jusqu'a 4-5 heures du mat', et à partir d'une certaine heure, le plus souvent, on poussait les tables dans le fond du café pour commencer a danser, essayer des trucs, des figures, enchainements, souvent inédits...

Moi, qui dansais depuis à peine 1 an, je me contentais de regarder.
Des souvenirs tango assez forts donc.

Tout ca pour dire en relativement bref, que comme il est apparemment actuellement a Paris, il ira sans doute danser prochainement de temps en temps en milonga.

Je suggère donc à ceux et celles qui voudraient profiter de l'occasion pour voir le danseur de "La Leçon de Tango" et/ou se faire un oeil

 

(c'est l'occasion et çà n'a vraiment rien a voir gestuellement avec Chicho par exemple, c'est totalement différent), d'aller danser prochainement, pour pouvoir le croiser et le regarder danser. A priori, il va danser de temps en temps en milonga, simplement pas très souvent, ce qui est sans doute un peu dommage (pour nous s’entend).

 

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V - UN GRAND DANSEUR EGALEMENT PASSE PAR PARIS NOUS A QUITTES

"AU REVOIR OSVALDO"

le 26 février 2010

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j'ai donc appris tout récemment qu'OSVALDO ZOTTO était parti, à 46 ans seulement, j'avoue que je les ai eu un peu là...

et que j'ai encore du mal à y croire

un putain de grand danseur de tango argentin, et d'artiste surtout, avec un gros supplément d'âme
plus, pour ce que je le connaissais, quelqu'un de très gentil, généreux dans son enseignement comme dans la vie je pense

alors au revoir OSVALDO...

C'est un peu une partie de moi, en tant que danseur de tango qui ai grandi avec des danseurs tels que toi, PABLO VERON, GUSTAVO NAVEIRA, qui s'en va là

nous tous, danseurs de notre génération, les un peu plus de 10 ans de tango, avons tous nos souvenirs personnels te concernant je crois mais...

... je me rappelle évidemment personnellement de plusieurs choses

- ta présence sur scène, énorme, alors que tu n'étais pas si grand (sourire), mais en apparence tellement costaud ainsi que présent (une présence énorme) sur scène
- une master class, avec quelques anecdotes perso que je garderai donc pour moi, même si çà restait essentiellement de la danse bien évidemment, mais aussi, en fin de cours, une démo sans musique, dans un silence assourdissant, on avait l'impression que la salle allait imploser/exploser tellement tu avais empli la salle d'une densité extrême durant ces quelques secondes
- également une démonstration au Balajo, ou sur la fin de Desde El Alma, la valse magique de Pugliese, Lorena ta partenaire et toi vous étiez littéralement arrachés, déchaînés (je crois que je n'ai jamais vu çà), la salle ayant alors littéralement explosé en vagues et tonnerres successifs d'applaudissements...
- une musicalité parfois décriée (pas par moi en tout cas), mais pourtant signe le plus évident de ta recherche permanente (les autres à côté, de pauvres ... lapins mécaniques sans âme), et de ... ton supplément d'âme justement (pour ceux qui savent voir, sentir, chercher...)
- enfin, signe de ta gentillesse et simplicité, humaines et généreuses tout simplement, ce jour où de retour à Paris, m'ayant vu de l'autre côté de la salle au Latina, tu avais traversé toute la salle pour venir me saluer... (à la mode portègne?)
Au revoir OSVALDO, perso, tu me manques déjà

et quelque part, je pense que tous ceux qui ont découvert le tango avec toi, PABLO et GUSTAVO, ont et auront toujours du mal à y croire

une partie de nous et de notre identité de danseurs qui s'est forgée en regardant, s'inspirant de danseurs tels que toi, Pablo et Gustavo, la trilogie magique de notre génération avec laquelle "nous avons grandi tango",

s'en va avec toi, mais reste et restera aussi avec et en nous...

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au revoir OSVALDO et merci...

 

tango-eric-bonus
03/05/07